Bouddha
Roue du Dharma
Baptême du Christ
Oeufs de Pâques
Mosaique musulmane
Étoile de David
Stupa
Églises orthodoxes russes
Arahants
Vitrail
Mosaique musulmane
Divinités hindoues
Dragon
Divinités grecques

Journée d’étude CEIAS (Paris) – CERIAS (Montréal)

cerias 2015 oct

LES RELIGIONS DES DIASPORAS SUD-ASIATIQUES :

Transformations, étanchéités, cohabitations, syncrétismes 

Le mardi 6 octobre 2015, 8h30 à 17h00 
Local : DS-1950, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

  Activité ouverte à tous et entrée libre

AFFICHE (cliquer)

À l’image de l’intensification et de l’accélération contemporaines des échanges transnationaux, les études de diasporas connaissent un véritable engouement en sciences sociales depuis plusieurs décennies. Parmi ces communautés transnationales, les diasporas sud-asiatiques offrent un objet d’étude passionnant et un enjeu de connaissance majeur. Au-delà de leur poids démographique estimé à plusieurs dizaines de millions d’individus présents dans plus de cent-trente pays, ces diasporas figurent parmi les plus diversifiées au monde. Elles se sont constituées à partir de réseaux marchands anciens, sous l’influence des empires coloniaux du 19ème siècle (principalement à travers l’engagisme), de courants migratoires plus récents (en particulier vers l’Amérique du Nord, l’Europe et le Moyen Orient) ou de conflits régionaux (Sikhs) ou nationaux (Tamouls sri lankais).

Les études du religieux en migration sont également en plein essor depuis les années 1990 et offrent un champ d’analyse très stimulant. Rassemblant des confessions, des castes et des classes sociales très variées, les diasporas sud-asiatiques témoignent de modalités diverses et anciennes de rencontre entre groupes religieux. Dans le cadre des transformations inhérent à toute tradition religieuse, mais sans doute exacerbé par le processus migratoire, cette journée d’étude a pour objectif de discuter de cas d’étanchéités, de cohabitations ou de syncrétismes dont témoignent les religions sud-asiatiques en diaspora.

L’hindouisme (abusivement associé au territoire exclusif de l’Inde) est particulièrement intéressant à cet égard, sans pour autant épuiser l’étendue de l’analyse. L’hindouisme diasporique dans ses différentes versions sera étudié comme un double « lieu » de contact : contact d’abord entre les hindous, le pays hôte et les autres religions de cet ailleurs, puis entre l’hindouisme de diaspora et l’hindouisme du pays d’origine qu’il contribue souvent à renouveler. On s’interrogera d’ailleurs sur l’histoire et les configurations de la transnationalisation de l’hindouisme, sur ses conséquences en termes de géographie rituelle et religieuse, ainsi que sur la pertinence de l’expression catégorie « diaspora hindoue ».

Plus généralement, cette journée d’étude s’intéresse aux religions sud-asiatiques en tant que points de contacts entre diverses traditions 1) dans leurs relations aux autres à l’intérieur de leur propre tradition (rapports inter-castes ou entre courants sectaires en contexte de diaspora), 2) dans leurs relations aux autres religions (déjà présentes en Inde ou « découvertes » en diaspora) et 3) dans leurs relations avec l’environnement de leurs pays d’installation.

Pour information supplémentaire, visiter le site www.cerias.uqam.ca