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Traduction féministe et postcoloniale de la Bible : réalisme ou utopie ?

Bigitte RabarijaonaSÉMINAIRE - avec Brigitte Rabarijaona, théologienne
Date : mardi 15 novembre 2016 : 13h30 à 16h30
Lieu : UQAM, pavillon Thérèse-Casgrain (W), salle W-3235; 455, boul. René-Lévesque Est, Montréal, métro Berri-UQAM

Inscription obligatoire (sans frais) auprès de Véronica Gomes veronica.reqef@gmail.com

Des lectures préliminaires seront mises à la disposition des personnes inscrites.

(cliquer sur le + pour lire la suite)

Pasteure, Brigitte Rabarijaona est spécialisée en traduction de la Bible. Elle a enseigné dans différentes institutions à Antananarivo (théologie réformée et Ancien Testament, notamment), à Madagascar. Elle occupe présentement le poste de conseillère mondiale en traduction pour la région Afrique de l’Alliance Biblique Universelle depuis Nairobi (Kenya). Elle a contribué à l'ouvrage collectif Gender Agenda Matters publié en 2015 chez Cambridge Scholars Publishing sous la direction d'Irmtraud Fischer, qui réunit des conférencières ayant participé aux séances de « Feminist Hermeneutics of the Bible » à plusieurs Congrès internationaux de la Society of Biblical Literature. En 2016, elle a aussi contribué à l'ouvrage Nous avons un désir-There is something we long for, qui réunit des théologiennes africaines et européennes.

Dans le cadre de ce séminaire, Dr. Rabarijaona propose de réfléchir à l’impact de la critique des idéologies, plus particulièrement des critiques féministe et postcoloniale, sur le travail de traduction. Comment proposer une traduction critique de la Bible qui permette, dans le passage de la langue source à la langue cible, de mettre en lumière les rapports de pouvoir à l’oeuvre dans les textes anciens?

Dans le contexte d’un projet visant l’égalité et la justice, il semble pertinent d’opter pour une traduction inclusive de la Bible afin d’ouvrir le texte aux lectrices et lecteurs qui se sentent autrement marginalisés, mais cette tâche n’est pas si simple. Un mot potentiellement inclusif dans le texte source peut ne pas avoir d’équivalent dans le texte cible, et vice-versa. Cela est d'autant plus compliqué quand on parle de traduction de la Bible car les personnes croyantes perçoivent les « Écritures » comme étant Parole de Dieu. Cette perception peut influencer la façon de faire des traductrices et traducteurs comme aussi l'attente du public cible.

Est-il souhaitable d’opter pour un langage inclusif dans la traduction de la Bible ? Une posture féministe et postcoloniale suppose-t-elle nécessairement de favoriser l’inclusion dans la traduction ? Doit-on à tout prix se départir des traces laissées par différents systèmes de domination dans les textes – sexisme, racisme, homophobie, etc. ? Si l’empreinte des rapports de pouvoir disparaît, qu’advient-il du caractère sacré de la Bible?

Ce séminaire tente de répondre à ces questions en analysant les enjeux, les difficultés et les promesses d’une traduction inclusive de la Bible en langue malgache. La traduction malgache de l’Ancien et du Nouveau Testaments, faite à la veille de l’ère coloniale, fut la première littérature écrite à Madagascar. Bien qu’elle ait été révisée six fois, aucune de ces révisions ne s’est penchée sur la question de l’inclusion dans la traduction telle que posée dans le présent séminaire.

Responsable :

Anne Létourneau, Ph.D. Sciences des religions, UQAM
Chercheure postdoctorale, Temple University (Philadelphie)
Membre du RéQEF