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Publications des professeur.e.s

La possibilité de croire dans une culture de l’immanence

Lucier, Pierre. 2012.

« La possibilité de croire dans une culture de l’immanence ». Science et esprit, vol. 64, no 2, p. 263-275.

L’auteur s’intéresse ici à la thèse de Taylor, selon laquelle la croyance serait une option possible dans un monde sécularisé et naturellement plongé dans l’immanence, pourvu que, par quelque biais idéologique ou par occultation des expériences de plénitude, on ne déclare pas arbitrairement la fermeture de ce monde sur lui-même. Il suggère que cette thèse équivaut, par un autre biais idéologique, à nier la logique même de l’immanence et soulève d’énormes questions philosophiques et théologiques concernant la possibilité de croire en acceptant pleinement le « cadre immanent ». Pourquoi, s’interroge-t-il, la croyance religieuse en général et la foi chrétienne en particulier exigeraient-elles l’adhésion émue à quelque arrière-monde, voire le maintien du religieux pré-axial ?

Patrimoine « immatériel » des communautés religieuses dans la culture

Lucier, Pierre. 2012.

« Le patrimoine immatériel des communautés religieuses et ses traces dans la culture ». Études d’histoire religieuse, vol. 78, no 1, p. 5-11.

L’auteur propose une analyse visant à cerner en quoi les œuvres des communautés religieuses ont laissé des traces structurantes dans notre culture. L’hypothèse heuristique sous-jacente est qu’il y a, provenant de ces œuvres, un formatage matriciel qui est encore opérant dans nos façons de penser, de dire et d’aménager les choses, voire dans nos institutions. L’auteur rappelle d’abord, par mode d’analogie, en quoi les héritages grec, romain et chrétien façonnent toujours la culture occidentale. Il propose ensuite d’appliquer le même type d’« archéologie culturelle » à l’héritage des communautés religieuses et suggère quelques pistes à explorer dans cette perspective, notamment dans les domaines de l’éducation et des services sociaux.

L’eschatologie d’Abû al-‘Abbâs Lawkari (ca. 503/1109)

Marcotte, Roxanne D. 2012.

« L’eschatologie d’Abû al-‘Abbâs al-Lawkarî (mort après 503/1109) : le Bayân al-Haqq et le Sharh-e Qasîda-ye Asrâr al-Hikma ». Mélanges de l’Institut dominicain d’études orientales du Caire, vol. 29, no 1, p. 1-25.

Abu al-’Abbâs al-Lawkarî (mort après 503/1109) inclut plusieurs passages sur le sort de l’âme après la mort et de sa séparation du corps, dans les parties métaphysiques de son Bayân al-Haqq (Explication de vérité garantie par la vérité) (rédigé en arabe) et de son Sharh-i qasîdah-yi Asrâr al-Hikmah (Commentaire sur le poème « les secrets de la philosophie ») (rédigé en persan). Cet article propose une lecture de l’eschatologie de ces deux textes de Lawkarî, comparant ces deux ouvrages pour déterminer le degré de similitude et différence des arguments qui y sont présentés pour déterminer le degré de dépendance de Lawkarî des positions mises de l’avant par la tradition péripatéticienne d’Avicenne que l’on trouve, par exemple, dans le Shifâ’ (La guérison). Lawkarî est particulièrement préoccupé de la nature de la connaissance posthume de l’âme; alors qu’il s’inscrit dans le sillage de la tradition avicennienne, il s’en démarque par son intérêt à expliquer le type particulier de cette connaissance de nature complètement intellective que doit posséder l’âme humaine dans l’au-delà, éléments de ce qu’on pourrait appeler une épistémologie eschatologique.

Oralité dans Le Précurseur et Missions Étrangères (1945-1962) : ente prosélytisme et visée pédagogique

Foisy, Catherine. 2010.

« Oralité dans Le Précurseur et Missions Étrangères (1945-1962) : ente prosélytisme et visée pédagogique ». Études d’histoire religieuse, vol. 76, p. 57-69

Représentants par excellence d’une culture religieuse fondée sur le livre sacré de la Bible, immergés dans des sociétés où la tradition orale régnait en maîtresse incontestée, comment les missionnaires québécois ont-ils pu traduire « le Verbe fait chair »? Nous appuyant principalement sur les travaux de Vansina (1985) et de Furniss (2004), cet article propose d’explorer la manière dont les Missionnaires de l’Immaculée-Conception et les Pères des Missions Étrangères ont utilisé l’oralité comme véhicule de communication dans leurs revues respectives. Dans le contexte préconciliaire où les figures du païen et du Christ rédempteur occupaient une place centrale dans les périodiques missionnaires québécois, nous soutenons que l’intégration de l’oralité a servi une fonction à la fois prosélytique et pédagogique.

Département de sciences des religions

Né avec la création de l’UQAM comme université publique, démocratique et laïque, le Département de sciences des religions, qui n’a aucune attache confessionnelle, offre à tous les cycles des formations ouvertes, polyvalentes et critiques : trois programmes au 1er cycle, trois au 2e cycle; et un doctorat conjoint. Ses enseignements et ses recherches multidisciplinaires mettent l’accent sur 2 grandes déclinaisons du phénomène religieux : 1) Les traditions religieuses, leur histoire et leur présence dans le Québec contemporain; et 2) Les dimensions religieuses et éthiques de la culture, des productions culturelles, des institutions sociales et de la subjectivité individuelle.

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